À Loutra, à vingt minutes d’ici, se dresse le couvent des Ursulines. Une école franco-hellénique pour jeunes filles venues de toute la Grèce, de 1862 à 1984. Des religieuses françaises étaient venues la fonder. Aujourd’hui, une grande partie du bâtiment est un musée : les ateliers, la pharmacie, les registres d’élèves, tout est resté en place.
Au village de Kardiani se dressent deux églises. Une orthodoxe et une catholique. Le village est partagé en deux et vit en bonne entente — ainsi depuis des siècles.
Et ce n’est pas seulement de l’histoire. Les familles d’ici continuent d’envoyer leurs enfants dans des écoles françaises. Votre langue n’a rien d’exotique à Tinos — elle est simplement rare dans les îles grecques.


Le village de Kardiani est à mes yeux le plus beau balcon de la mer Égée. Des fontaines de marbre qui coulent toute l’année, de grands platanes, des ruelles pavées, des maisons blanchies à la chaux, et la baie en contrebas.
Les deux communautés du village célèbrent toujours Pâques ensemble. Cela vaut d’être vécu une fois dans sa vie. Sur la place, le lundi de Pâques, la fête commence tôt et dure jusqu’à l’aube : musique live, danses, tables couvertes de plats, raki, vin et bière, pour une participation symbolique.
Au village, installez-vous au « kafeneio » de Dimitra pour un café ou une bière, et goûtez ses tourtes. Pour un vrai repas à l’ombre des arbres avec vue sur l’Égée : « To Perivoli tis Kardianis ».
«La vue est absolument magnifique ! Il est rare de voir autant de mer et de ciel. […] Le village de Kardiani est, sans aucun doute, l’un des plus beaux de l’île, sinon des Cyclades.»
Maud — Paris, France · août 2018

Kolymbithra — vos plus grands peuvent y prendre des cours de surf.
Rochari et Apothikes — pour une balade et une baignade.
Livada — plus sauvage, avec une zone humide à côté et des chèvres sauvages sur le sable. Le fond descend brutalement : ne vous y baignez que par beau temps.
Apigania — l’une de mes préférées, mais il faut marcher et il n’y a aucune ombre.
Pachia Ammos — c’est là que mes enfants me demandaient d’aller quand ils étaient jeunes, pour les dunes.
Tinos compte cinquante villages et aucun ne ressemble au suivant.
Pyrgos — un musée du marbre à ciel ouvert ; chaque maison est une œuvre. Prenez un café et un « galaktoboureko », un gâteau traditionnel au lait, sous le platane centenaire. Visitez le musée Yannoulis Chalepas et le Musée du Marbre, où les enfants voient comment la pierre se travaille. C’est ici que se trouve l’École préparatoire et professionnelle des Beaux-Arts de Panormos — une école publique fondée en 1955, qui enseigne l’art du marbre d’une manière unique au monde.
Panormos — deux kilomètres plus bas. Ma taverne préférée pour le poisson frais : « Maistros ».
Ysternia — sur la plage du village, « Thalassaki », où la cuisine est un art. Des bateaux de plaisance viennent de Mykonos rien que pour y dîner.
Volax — un paysage lunaire. Les enfants adorent grimper sur les énormes blocs de granit arrondis.
Loutra — le musée des Ursulines, et le monastère des Jésuites.
Komi — c’est d’ici que viennent tous les légumes de l’île.
Kampos — pour le Musée Tsoclis.
Dyo Choria — sa place est à elle seule un décor de théâtre.
Et aussi Agapi et Triantaros.

I Agkyra — poisson, qualité et prix justes.
O Tarsanas — une valeur sûre.
To Koutouki tis Elenis — excellente cuisine grecque.
Marathia — la haute gastronomie de l’île.
Drosia, à Ktikados — un kafeneio traditionnel et une cuisine de grand-mère, dans une très belle cour l’été, à l’intérieur du vieux café l’hiver.
Tinos est un lieu de pèlerinage depuis l’Antiquité. À Kionia subsiste le sanctuaire de Poséidon et d’Amphitrite, où les voyageurs faisaient halte sur la route de Délos.
C’est aujourd’hui l’un des plus grands lieux de pèlerinage du monde orthodoxe, grâce à l’icône miraculeuse de la Vierge. Le 15 août donne lieu à une grande fête — mais vous pouvez visiter et y allumer un cierge n’importe quel jour de l’année, à n’importe quelle heure.


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